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Intervention de Marielle Hamard :
Monsieur le Maire, chers collègues,
Nous sommes ici pour défendre un sujet essentiel : l'accès à la restauration scolaire, un service public fondamental qui doit répondre avant tout à l'intérêt des familles angevines, et non pour répondre à des contraintes administratives.
Le règlement de la restauration scolaire que vous avez mise en place illustre parfaitement ce que nous dénonçons depuis des mois : une politique menée à marche rapide trop rapide, sans concertation, et déconnectée des réalités quotidiennes des familles angevines.
Le fonctionnement actuel alourdit la charge mentale des parents et complexifie inutilement leurs relations avec les services municipaux et Papillotes et Cie. Pourquoi imposer des règles si rigides, comme l’annulation des repas avant minuit en cas de grève alors que les services pédagogiques de la ville ont également cette information ou l’exigence d’un certificat médical, alors qu’une simple attestation sur l’honneur suffirait. Vous vous y étiez d'ailleurs engagé auprès des familles l’an passé mais cela n'a toujours pas été mise en place.... Ces exigences administratives traduisent un manque de considération pour les familles, déjà prises par le tumulte du quotidien.
Sur le fond, nous notons l’augmentation de 2.3% des tarifs pour l prochaine rentrée scolaire malgré une inflation à 4.6%.
L’effort partagé entre la ville et les familles est présent néanmoins il vient s’ajouter à l’augmentation globale actée en 2023 et qui concerne 60% des familles pour le tarif unitaire.
Nous réaffirmons que la tarification est profondément injuste. Elle accroît le taux d’effort des familles modestes et des classes moyennes tout en ménageant les foyers les plus aisés (pour rappel une famille de QF 300 paie 0.83€ alors qu’une famille d’un QF 500 paie 4€20). Cela va à l'encontre de l'esprit de justice sociale qui devrait guider nos politiques publiques. Les données du prestataire Papillotes et compagnie sont sans appel : le taux d’effort des ménages modestes est de 2.4 fois plus élevé. Ces chiffres sont incontestables.
15 % des réclamations concernent directement la tarification, et vous refusez de répondre à une question simple : comment réduire cette inégalité flagrante ?
Nous alertons également sur le manque de transparence concernant les repas payés mais non consommés (notamment lorsque les enseignants sont absents). Ces dysfonctionnements sont renvoyés à des échanges entre les familles, l’Éducation nationale et la mairie, sans qu’aucune solution réelle ne soit apportée.
Enfin, nous dénonçons une méthode opaque : aucune concertation avec les parents d’élèves et les conseils d’école, une communication très tardive, et une forme imposée sans en mesurer l’impact réel sur les familles et les équipes administratives.
Au-delà des chiffres, il y a des enfants, des parents, et des vies déjà bien compliquées. Cette réforme, par sa brutalité, fracture le lien entre les familles et le service public. Nous ne pouvons tolérer que la mairie impose de telles règles sans entendre les premiers concernés.
Nous demandons aujourd’hui une révision pour une tarification équitable et un véritable dialogue avec les familles et les acteurs concernés.
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